Plusieurs Chevaliers de l’Ordre du Temple dans ma famille :

Plusieurs Chevaliers de l'Ordre du Temple dans ma famille :  dans Zoom sur les Desposyni templier
Plusieurs Chevaliers de l’Ordre du Temple dans ma famille :

Les deux fils de Domicile et Agricola Borel : Armand et Antonéus donnèrent le jour à des Chevaliers du Temple. Issue du seul fils d’Antonéus qui ne choisit pas de devenir Templie…r, Salomon, j’honore la mémoire de ces jeunes hommes courageux, qui armés de la Foi et de leur idéal luttèrent vaillamment et servir le Christ avec tout l’engagement de leur coeur. Leurs destins furent pour chacun différent mais aucun ne démérita à sa tâche et à son engagement.

Armand Borel né en 1154 au couvet de Neuchâtel épousa Dame Guicharde née en 1160 en Savoie. Elle mit au monde 4 garçons qui devinrent tous Templiers :

Armand et ses deux frères quittèrent leur Savoie natale, ajoutèrent un d à leur nom pour entrer en vie religieuse et devinrent chevaliers Templiers. Ils sont connus dans le Cartulaire de Richerenches dans le midi de la France et y sont rescencés en 1207.

Armand de Bordellis, né en 1180 en Savoie
Herbert de Bordellis, né en 1184, Chevalier du Temple, enregistré dans le cartulaire de Richerenches en 1207.et décédé en Judée

Guichard de Bordelis, né en 1187 Chevalier du Temple, connu dans le cartulaire de Richerenches. Mort en Allemagne lors d’un de ses voyages avec les Chevaliers du Temple.

Ugo de Bordellis, né en 1192, Chevalier Templier spécialiste des chevaux.

Enfin Antonéus Borel, né en 1150 en Suisse eut pour fils le Prêtre Templier Guillaume Borelli, né en 1172 au Couvet et qui donna sa vie dans la bataille à Saint Jean d’Arcre en en 1191.

LES VOYAGES INITIATIQUES DE JESUS

LES VOYAGES INITIATIQUES DE JESUS vitraildejsus

 

 

L’ouvrage « la vie inconnue de Jésus-Christ en Inde et au Tibet » de Nicolas Notovitch imprimé en 1894 et réédité en 2004 aux Editions Pardès relatait tout d’abord la trouvaille faite par l’auteur d’un document antique découvert dans un Temple Tibétain dans lequel les années perdues (c’est-à-dire inconnues) de la vie de Jésus étaient relatées. L’ouvrage traduit fit grand bruit lors de sa parution, puis fut oublié jusqu’à ce qu’il suscite à nouveau la curiosité des lecteurs depuis 2004.

 

Andréas Faber-Kaiser écrivit un livre « Jésus a vécu au Cachemire, La tombe de Jésus à Srinagar », aux Editions de Vecchi dans le même sens parcourant l’itinéraire décrit par Monsieur Notovitch et rencontrant les populations dela Perseau Tibet. Son livre (bien que décrié par certains à cause de l’intérêt de l’auteur pour les sujets para-normaux) est un excellent élément de recherches. Monsieur Faber-Kaiser fit l’amalgame entre le voyage de Jésus et celui de son fils Yeshuah-Joseph, mais sinon, à part ce décalage où les deux récits se mélangent, il est très intéressant.

A tous les détracteurs de ces deux auteurs, l’Evangile des Douze apporte la preuve irréfutable (puisqu’il fut rédigé en 70 apr. J-C) de l’existence des voyages de Jésus. Voici les passages dans lesquels ces voyages sont cités :

 

 

Evangile des Douze :

 

Chapitre 6 :

Verset 11 : « Et Jésus, après avoir terminé son étude de la Loi, redescendit en Egypte pour pouvoir apprendre la sagesse des Egyptiens, de même que fit Moïse. Et pénétrant au désert, il médita et jeûna et pria, et obtint le pouvoir du Nom Sacré, par lequel il accomplit de nombreux miracles ».

 

Verset 12 : « Et pendant sept ans il conversa avec Dieu face à face et il apprit le langage des oiseaux et des animaux, et le pouvoir de guérison des arbres, et des herbes, et des fleurs, et les secrets cachés des pierres précieuses ; et il apprit les mouvements du soleil, de la lune et des étoiles, et les puissances des lettres et les mystères du Carré, du Centre, et de la transmutation des choses, et des formes, et des nombres, et des signes. Après quoi il rentra à Nazareth pour visiter ses parents et enseigna, à Jérusalem, en tant que Rabbi accepté, même dans le Temple, personne ne l’en empêchant. »

 

Verset 13 : « Et au bout d’un certain temps il alla en Assyrie et en Inde et en Perse et dans le pays des Chaldéens. Et il visita leurs temples et conversa avec leurs prêtres et leurs sages pendant de nombreuses années, effectuant de nombreux travaux admirables, soignant les malades sur son passage par ces contrées ».

 

Verset 14 : « Et les bêtes des champs avaient du respect pour lui et les oiseaux des cieux ne le craignaient pas car il ne les effrayait pas ; même les bêtes sauvages du désert percevaient l’énergie de Dieu en lui et se mettaient à son service pour le porter de lieu en lieu ».

 

Verset 15 : « Car l’Esprit de l’Humanité Divine qui le remplissait se répandait en tout ce qui l’entourait et subjuguait toutes choses à lui… »

 

Chapitre 13 :

Verset 4 : « Soigne-le comme tu as soigné les Gentils en Egypte… »

 

Verset 5 : « Et ils lui dirent : tout ce que nous avons entendu avoir été fait en Egypte, fais-le aussi ici, dans ton propre pays ».

 

Les passages que j’ai copiés en gras démontrent l’existence de ces voyages et également les initiations que Jésus reçut au cours de ces pérégrinations.

 

En Egypte :

Jésus fut initié « comme Moïse », ce qui lui permit de :

Parler avec Dieu face à face,

Obtenir le pouvoir du Nom Sacré (de Dieu),

Faire par ce Nom des miracles,

Apprendre :

le langage des oiseaux et des animaux,

le pouvoir de guérison des arbres, et des herbes, et des fleurs,

les secrets cachés des pierres précieuses,

les mouvements du soleil, de la lune et des étoiles,

les puissances des lettres,

les mystères du Carré, du Centre,

la transmutation des choses, et des formes, et des nombres, et des signes.

 

Grâce à toutes ces connaissances, au retour à Jérusalem, Jésus fut accepté comme Rabbi, enseignant dans le Temple.

 

Au chapitre 6, verset 13, Jean énumère les autres voyages de Jésus : « il alla en Assyrie et en Inde et en Perse et dans le pays des Chaldéens. Et il visita leurs temples et conversa avec leurs prêtres et leurs sages pendant de nombreuses années, effectuant de nombreux travaux admirables, soignant les malades sur son passage par ces contrées ». 

 

Il est à remarquer que Jean inverse les étapes des voyages de Jésus volontairement car il met en avant la légitimité de Jésus à parler en tant que Rabbi et l’autorité que lui confère son initiation (aux Rites Nazaréens) parfaite en Egypte, alors que ses voyages (dits suivants) eurent lieu avant son initiation en Egypte.

 

L’évangile des douze est un trésor car il permet d’affirmer l’existence historique des voyages de Jésus et le fait que Jésus était bel et bien un Initié.

 

Chapitre 6, Verset 15 : « Car l’Esprit de l’Humanité Divine qui le remplissait se répandait en tout ce qui l’entourait et subjuguait toutes choses à lui… »

Beaucoup de sacrifices pour ce blog, mais aucun regret!

Beaucoup de sacrifices pour ce blog, mais aucun regret! dans Zoom sur les Desposyni s3010163crop

 

A tous ceux que j’aime ainsi qu’à mes détracteurs, je voudrais dire que c’est pour moi un devoir sacré de parler de l’Histoire des Descendants de Jésus.    

 

 

Trop de fois, j’ai lu des choses qui ont sali le couple noble et plein d’amour de Jésus et Marie-Madeleine son épouse légitime.

 

 

Si j’ai décidé d’élever la voix, une toute petite goutte d’eau dans l’infamie de ce qui se dit sur eux, c’est qu’il est temps    que la vérité soit rétablie.

 

 

Plusieurs dizaines de milliers d’Européens actuellement vivent sans savoir qu’ils sont descendants de Jésus et  Marie-Madeleine tout simplement parce que l’Histoire s’est ingénié à en détruire les traces.

 

 

Ces traces furent jalousement conservé es par ma famille au péril de sa vie et plusieurs membres de ma famille sont morts pour en conserver la mémoire.

 

 

Aujourd’hui, je suis attaquée dans ce que j’ai de plus cher, ma foi et je dois retirer mon appartenance religieuse pour préserver ma LIBERTE d’EXPRESSION.

 

Je m’exécute de bonne grâce et n’arrêterai jamais le combat de préserver la mémoire de mes Nobles Ancêtres.

 

Je vous aime tous.

L’Envoi des Apôtres en Mission par Jésus dans l’Evangile des Douze :

L’Envoi des Apôtres en Mission par Jésus dans l’Evangile des Douze :  mnorah

 

Dans l’envoi des apôtres en mission décrit dans l’Evangile des Douze, le Christ donne une mission bien spécifique à chacun et plusieurs chiffres symboliques se détachent : Le 1 (Chaque Apôtre reçoit la responsabilité d’une Tribu), le 12 (Jésus appelle douze apôtres, douze prophètes, douze évangélistes, douze pasteurs) le 4 (les apôtres sont accompagnés de trois compagnons, ils sont donc 4), le 48 (12+12+12+12 = 48), le 72 (nombre de disciples que Jésus envoya devant lui pour préparer le peuple à sa venue).

 

Avant de détailler une signification possible de ces chiffres, voici le texte initial : Chapitre 17 de l’Evangile des Douze :

 

1/ Et Jésus gravit une montagne pour prier. Et après avoir fait venir à lui ses douze disciples, il leur donna pouvoir contre les esprits impurs afin de les chasser et de guérir toutes sortes de maladies et toutes espèces d’affections. Or, le nom de chacun des douze envoyés ou apôtres, désigne également les douze tribus d’Israël :

 

2/ Pierre, dit Képhas, pour la Tribu de Ruben ; Jacques, pour la Tribu de Nephtali ; Thomas, dit Didyme, pour la Tribu de Zabulon ; Matthieu, dit Lévi, pour la Tribu de Gad ; Jean, pour la Tribu d’Ephraïm ; Simon, pour la Tribu d’Issachar.

 

3/ André, pour la Tribu de Joseph ; Nathanaël, pour la Tribu de Siméon ; Thaddée, pour la tribu de Juda ; Jacob, pour la Tribu de Benjamin ; Jude, pour la tribu de Dan ; Philippe, pour la tribu d’Asher. Et Judas Iscariote, un lévite, qui l’a trahi, était aussi parmi eux (mais n’en faisait pas partie). Et Matthieu et Barsabbée étaient aussi présents avec eux.

 

4/ Puis il désigna de même douze autres disciples pour être des prophètes, des hommes de lumière pour accompagner les apôtres et il leur montra les mystères de Dieu. Et leurs noms étaient Hermès, Aristobule, Sélénius, Nérée, Apollonius et Barsabbée ; Andronicus, Lucius, Apelle, Zachée, Urbain et Clément. Puis il en désigna douze autres comme évangélistes, et douze comme pasteurs. Il en appela quatre fois douze, pour pouvoir les envoyer, quatre par quatre, aux douze Tribus d’Israël.

 

5/ Ils entouraient le Maître, vêtus d’habits de lin blanc, appelés à être une sainte prêtrise pour Dieu au service des douze Tribus vers lesquelles ils devaient aller.

 

Puis au Chapitre 18 l’Envoi des 72 :

 

1/ Après ces évènements, le Seigneur désigna encore soixante-douze disciples et les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et régions où il avait l’intention d’aller.

                                          ***********

 

Juda Iscariote, donc, ne fut pas envoyé en mission. On constate qu’il est remplacé par Nathanaël, cet homme que Jésus qualifie d’être « sans fausseté ». Nathanaël était donc lui aussi Apôtre. I

 

l n’est pas étonnant par contre que Juda soit resté auprès de Jésus car il était Sicaire et donc constituait sa garde rapprochée, il était ce qu’on pourrait appeler maintenant « un garde du corps ».

 

Barsabbée (Barnabé) qui était le cousin de Marc, l’évangéliste, et le neveu de marie la mère de Jésus, fut envoyé en mission avec l’Apôtre Simon en tant que Prophète auprès de la Tribu d’Issachar.

 

Je propose ici une brève signification symbolique liée à la Kabbale et aux Sephiroth que j’ai pu discerner.

 

Cela étant dit, je ne suis pas une spécialiste et je sais qu’un spécialiste de la Kabbale Hébraïque pourrait encore dégager plusieurs interprétations très pertinentes.

 

Le chiffre 1 : Union avec Dieu (Kether – la Couronne)

 

Le chiffre 4 : La vision de l’Amour (Hessed – la Miséricorde)

 

Le chiffre 12 : Représentation du Grand Œuvre : la réalisation de l’Homme qui se construit et atteint la plénitude de sa création. 1+2=3, L’union avec Dieu (Kether) ajoutée à la Sagesse (Hokhmah) procurent la Compréhension (Binah). Les envoyés de Jésus doivent rassembler en eux Union avec Dieu, Sagesse et Compréhension.

 

Le chiffre 48 : 12×4=48, c’est la représentation du Grand Œuvre purifiée quatre fois par la vision de l’Amour, soit les 4 étapes de la compréhension de l’évangile : – Le Témoin de Dieu (Apôtre), – la Révélation des mystères de Dieu (Prophète), – la pureté de l’Evangile (Evangéliste), – la construction de la Foi dans le cœur de l’Homme (Pasteur). Le chiffre 48 désignant l’archange Michel procure la Paix, l’Amour et l’Amitié.

 

Le chiffre 72 : nombre des races issues de Noë (Genèse Chap. 10), le nombre de degrés de l’Echelle de Jacob, les 72 anges de la Cour céleste. Le chiffre de l’ange Mumiah qui annonce la Révélation des secrets.

 

Voici la répartition des compagnons de voyage que Jésus a envoyé en Mission :

Les chiffres correspondent à la place attribuée pour chaque tribu autour de la Tente d’Assignation dans le camp lors de l’Exode)

 

Apôtre Pierre, dit Képhas et Hermès le Prophète associés à un Evangéliste et un Pasteur pour la Tribu de Ruben (Chiffre 7)

Apôtre Jacques et Aristobule le Prophète associés à un Evangéliste et un Pasteur pour la Tribu de Nephtali (Chiffre 2)

Apôtre Thomas et Sélénius le Prophète associés à un Evangéliste et un Pasteur pour la Tribu de Zabulon (Chiffre 3)

Apôtre Matthieu dit Lévi et Nérée le Prophète associés à un Evangéliste et un Pasteur pour la Tribu de Gad (Chiffre huit)

Apôtre Jean et Apollonius le Prophète associés à un Evangéliste et un Pasteur pour la Tribu de Ephraïm (Chiffre 1)

Apôtre Simon et Barsabbée le Prophète associés à un Evangéliste et un Pasteur pour la Tribu de Issachar (Chiffre 9)

Apôtre André et Andronicus le Prophète associés à un Evangéliste et un Pasteur pour la Tribu de Joseph (Manassé) (Chiffre 11)

Apôtre Nathanaël et Lucius le Prophète associés à un Evangéliste et un Pasteur pour la Tribu de Siméon (Chiffre 4)

Apôtre Thaddée et Apelle le Prophète associés à un Evangéliste et un Pasteur pour la Tribu de Juda (Chiffre 6)

Apôtre Jacob et Zachée le Prophète associés à un Evangéliste et un Pasteur pour la Tribu de Benjamin (Chiffre 10)

Apôtre Jude et Urbain le Prophète associés à un Evangéliste et un Pasteur pour la Tribu de Dan (Chiffre 12)

Apôtre Philippe et Clément le Prophète associés à un Evangéliste et un Pasteur pour la Tribu de Asher (Chiffre 5)

Père et Mère Célestes :

Père et Mère Célestes : dans Les rites Nazareens voie-lactée-2

 

Père et Mère Célestes :

 

L’Evangile des Douze connu pour être le premier évangile de Jean qui n’aurait pas été expurgé à l’époque de l’Empereur Constantin, représente une référence concernant les véritables paroles prononcées par le Christ lors de sa présence auprès de ses apôtres. Il comporte des renseignements précieux qu’au fil des articles suivants je tâcherai de détailler.

 

Cet évangile, écrit en araméen, fut caché par des Esséniens qui le transportèrent au Tibet où il fut conservé dans une Lamaserie.

 

Au long des pages, on peut constater la relation intime que Jésus entretien avec ses Père et Mère Célestes. C’est une notion très particulière au mouvement Nazaréen. Les autres mouvements religieux Hébraïques de l’époque s’ingéniaient à éliminer toute trace d’un couple divin protecteur de l’Humanité, alors que les Rites Nazaréens le mettaient en valeur.

 

Un Père et une Mère Célestes…

 

Dans chaque passage où Jésus parle du Père Céleste, il fait mention de la Mère Céleste.

 

Voici deux exemples parmi tant d’autres, puisés dans l’évangile des douze :

 

Quand il est retrouvé au Temple par ses parents Marie et Joseph, la réplique de l’enfant Jésus est logique et rapide :

« Ne savez-vous pas que je dois être dans la Maison de mes Parents ? » (chap.6, verset 4)

 

Au moment de sa mort, Jésus crucifié s’écrie : « Abba Amma, dans ta main je remets mon esprit » (chap. 82, verset 25)

 

Abba signifie : Père.

Amma signifie : Mère.

 

Mais il n’est pas fait mention de la Mère Céleste seulement dans cet évangile. Dans tous les évangiles gnostiques, la référence à Barbélô (la Mère Céleste) est omniprésente.

 

Par exemple dans l’évangile de Juda :

 

Au Chapitre 1, verset 4 :  « Juda lui dit : « Je sais qui tu es et de quel lieu tu es sorti. C’est de l’éon de Barbélô que tu es sorti, celui qui est immortel, celui qui t’a envoyé et dont je ne suis pas digne de prononcer le nom ».

 

Dans l’évangile des égyptiens :

 

« La deuxième Puissance est une ogdoade, c’est la Mère Barbélô, la Vierge, …, celle qui règne dans le ciel, …, la puissance inexplicable, la mère ineffable. Elle jaillit hors d’elle-même, elle sortit, elle s’accorda avec le père ».

 

Les dernières fouilles archéologiques du Pr Finkelstein réalisées en Israël dans l’ancien territoire appartenant à la Tribu de Juda, mirent au jour des petits autels familiaux destinés à honorer la Mère Céleste au sein de plusieurs habitations. Ces découvertes étonnèrent les archéologues car dans ce territoire, seul le Père Céleste était adoré et aucune représentation de Dieu n’était possible. Il semble donc que la Mère Céleste échappait à cette prescription et que sa représentation ne constituait pas un péché dans l’esprit de la population.

 

Voilà pourquoi le Christ parlait librement des Parents Célestes. Si cela avait été un crime contre la nature même de Dieu, Jésus aurait été condamné à mort et crucifié pour avoir dit qu’il existait un couple céleste créateur. Mais ce ne fut pas le cas. Ces propos, à l’époque, ne choquèrent personne.

 

Tiré du Zohar, au Folio 81b – 90 : « Rabbi Yossé dit : Nous avons appris de Rabbi Siméon qu’au moment où la Loi a été révélée, la Mère céleste et ses fils étaient dans la joie, ainsi qu’il est écrit : « La mère des enfants est dans la joie ».

Marie Madeleine, Prêtresse Nazaréenne.

Marie Madeleine, Prêtresse Nazaréenne. Marie-Madeleine-caravage

 

Marie Madeleine joua un grand rôle dans la présence sur terre du Sauveur. Bien que l’Apôtre Pierre tenta à plusieurs reprises de la rabaisser et la fit souvent pleurer, elle était le moteur de l’Eglise primitive. C’est à elle que Jésus remit ses instructions et elle les observa jusqu’à a fin de sa vie terrestre. Elle remit le Saint Graal à son fis cadet comme le Sauveur le lui avait prescrit et fut une apôtre féminine très active en Mission puis dans le sud dela France.

 

Qu’est-ce qui permit à cette femme d’exception de supporter tant d’adversité et de tribulations ? Qu’est-ce-qui lui permit de « tenir le coup » ? Il n’y a qu’une raison possible : son engagement au sein dela Logeféminine Nazaréenne et sa Foi inébranlable en Dieu. Elle savait que Dieu tient toujours ses promesses et elle lui faisait totalement confiance. Elle savait que Jésus devait mener son destin et qu’elle devait contribuer à son succès. Avait-elle mesuré en l’épousant tout ce que cela englobait ?

 

On dit que derrière tout grand homme se cache une grande femme, et ce fut bien le cas pour le couple de Jésus et Marie Madeleine.

 

Les évangiles disent que Jésus l’avait délivrée de sept démons. Jésus n’aurait pas pu épouser une personne impure, alors que veut dire cette expression ?

 

Les sept démons dont on parle correspondent aux sept grades d’initiation Nazaréennes quela Prêtresse MarieMadeleine avait franchis.

 

Il ne s’agit donc pas de démons extirpés de son corps (ce qui fera dire à tord plus tard de la bouche des exégètes qu’elle était une prostituée), mais bien des sept purifications qu’elle avait franchi pour accéder au plus haut grade de l’excellence. Elle était même envisagée pour succéder aux responsabilités que Marie la mère de Jésus avait en Loge.

 

Quelles sont les sept démons et leurs purifications mentionnées ici ? :

 

Dans Proverbes 6:16-19 les démons à combattre sont : « Il y a six choses que le Seigneur déteste et ne supporte absolument pas :

 

(1) le regard orgueilleux,

(2) la bouche qui trompe,

(3) les mains qui font couler le sang innocent,

(4) l’esprit qui projette l’injustice,

(5) les pieds qui courent faire le mal,

(6) le faux témoin qui débite des mensonges.

 

Mais il y en a aussi une septième chose :

(7) l’homme qui sème la discorde entre frères. »

 

A ces sept démons correspondaient sept purifications :

(1) l’humilité

(2) l’honnêteté

(3) la non-violence

(4) la justice

(5) le bien en toutes choses

(6) la vérité

(7) la paix entre les frères

 

Si on relit le sermon sur la montagne, on constate que Jésus lui-même demandait ces mêmes vertus à ceux qui l’écoutaient.

 

Evangile selon Matthieu, chapitre 5 du verset 1 au verset 11

 

1/Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne ; et, après qu’il se fut  assis, ses disciples s’approchèrent de lui.

2/Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit :

 

3/Heureux les pauvres d’esprit, car le royaume des cieux est à eux !

(Référence à l’humilité)

 

4/Heureux les affligés, car ils seront consolés !

(La vérité les consolera)

 

5/Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !

(Référence au bien en toutes choses)

 

6/Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !

(Référence à la purification qui mène à la recherche de la justice)

 

7/Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

(Référence à la non-violence)

 

8/Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !

(Référence à l’honnêteté)

 

9/Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !

Référence à la paix entre les frères)

 

10/Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !

(Référence à la justice jusqu’au sacrifice de soi-même)

 

Marie Madeleine avait donc traversé ces sept étapes de purification et elle était une Grande Prêtresse accomplie. Sa dignité la rendait inaccessible au péché et lui permettait d’être aux côté de son mari Juge en Israël. Elle avait atteint le niveau de Prophétesse comme l’avait reçu avant elle plusieurs femmes qui s’illustrèrent dans l’Histoire du Peuple Juif et qui portaient le titre de Prophétesse.

 

Le Middrache surla Cantiquedes Cantiques précise qu’il y eut 600000 Prophétesses (autant que de Prophètes) etla Torahen cite 7 très importantes : Sarah (épouse d’Abraham), Myriam (sœur de Moïse), Déborah, Hanna, Abigayil, Houlda et Esther.

 

Après Marie-Madeleine,  ce sera Sarah-Damaris sa fille qui recevra cette distinction après avoir traversé les mêmes étapes d’initiation.

 

 

La pierre qu’ont rejeté les bâtisseurs…

La pierre qu'ont rejeté les bâtisseurs... dans Les rites Nazareens constructiontour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Durant la construction du Temple de Salomon, un évènement important se produisit. Son importance est toute symbolique puisque c’est grâce à l’opiniâtreté du compagnon que la clé de voûte fut posée.

Ce compagnon avait pris conscience que sur le plan de l’inspecteur a clé de voûte manquait. Il travailla dur pour en constituer les facettes et finalement réussit à la façonner.

Malheureusement, le compagnon fut raillé et la pierre fut rejetée. Que fit le compagnon ? Il reprit son travail avec humilité et ne broncha pas. Dans son cœur, il savait qu’il avait raison, mais il respectait l’ordre établi et l’inspecteur insensé.

 

Heureusement, Hiram s’aperçut que la pierre rejetée au rebut était celle qui manquait à l’édifice, réprimanda l’inspecteur et promut le compagnon comme Maître de Marque.

 

Après ce bref résumé, voici ce qui est dit textuellement dans le Testament Maçonnique :

« Il apparut un jour, qu’une partie d’un plan avait été perdue. Un compagnon ingénieux et intelligent, ayant vu la portion manquante du plan imparfait de l’inspecteur avant qu’elle fût perdue, comprit qu’une pierre d’une forme et d’une structure très particulière était nécessaire pour compléter le motif. Après avoir passé des heures à travailler dessus, il l’acheva en y apposant sa marque.

Le compagnon ne reçut rien d’autre que des paroles de colère et des reproches pour avoir perdu son temps. L’inspecteur demanda qu’on jette la pierre au rebut. La pierre reposa longtemps parmi les rebuts.

Cependant, le moment vint où la clé de voûte du porche du Temple du roi Salomon fur requise. Or, c’était justement la partie de plan disparue qui y faisait référence. Le travail s’arrêta. Hiram ordonna qu’on aille rechercher sur le champ la pierre rejetée et c’est au rebut qu’on la retrouva intacte. Hiram démit l’inspecteur de sa charge et lui retira ses insignes. Il les conféra à l’humble Compagnon, dont il fit un Maître de Marque pour remplacer l’inspecteur congédié. La pierre fut convoyée au Temple en grande pompe. Et tandis qu’elle était fixée à sa place, le nouveau Maître de Marque, pris d’une joie extatique, se mit à battre des mains et, levant les yeux, il s’écria : « Gloire au Très Haut ». . (Testament Maçonnique Chap.7 v.28 à 33)

 

Le psaume 118 fait référence à cet évènement.  Il fait partie des psaumes (113 à 118) qui constituent le Hallel, récité lors des trois grandes fêtes Juives (la Pâque,la Pentecôteet la fête des Tabernacles), àla Néoménieet lors des huit jours de Hanoukka.

 

Jésus connaissait donc ce psaume précieux et en tant qu’étudiant Essénien, il avait découvert son importance spirituelle, mais c’est en tant qu’Initié aux Rites Nazaréens qu’il cita ce passage de psaume et la signification maçonnique qu’il revêtait.

 

Dans Luc chapitre 20, versets 18 à 19. L‘évangéliste relate un échange entre Jésus, les Scribes et les Prêtres :

 

Luc 20 : 17 Mais il les regarda et dit : Que signifie donc ceci qui est écrit : « La pierre que les bâtisseurs ont rejetée, c’est elle qui est devenue la principale pierre angulaire » ?

18 Tout homme qui tombe sur cette pierre sera brisé. Quant à celui sur qui elle tombe, elle le pulvérisera. ”

19 Les scribes et les prêtres en chef cherchèrent alors à porter les mains sur lui à cette heure-là même, mais ils eurent peur du peuple ; car ils s’étaient rendu compte que c’était à leur intention qu’il avait donné cet exemple. (Traduction du Monde Nouveau)

Dans cet échange, Jésus questionne les Docteurs dela Loiet leur réponse est hargneuse et violente. Mais pourquoi ?

Ici, Jésus cite le psaume et questionne, mais au-delà de ce questionnement typique des enseignements des Ecoles Talmudiques, il personnifie la pierre rejetée mise au rebut.

Il aurait pu personnifier le Compagnon humilié qui en fin de compte est reconnu fort capable par Hiram et promu au grade de Maître ? Ce Compagnon qui, au final, rend grâce au Dieu très Haut de lui avoir rendu justice ?

Non, Jésus s’identifie à la pierre taillée par le Compagnon. Pourquoi ? Parce que Jésus, tout comme la pierre ne correspond à aucun schéma connu, il « déborde le cadre » et ne peut être « étiqueté ». Il est celui qui échappe aux raisonnements rationnels des Docteurs dela Loiet trouve sa légitimité dans les Rites Nazaréens.

Jésus est la pierre tout comme il nous incombe à nous aussi de tailler notre pierre, de la façonner afin qu’elle devienne parfaite.

Comme le Compagnon n’en tire aucun mérite mais réalise son œuvre avec humilité, Jésus se sent mis au rebut par la classe Lévite parce qu’il est Rabbi itinérant et qu’il n’est pas rémunéré pour cela parla Communauté.

L’avertissement de Jésus est pour cela terrible au verset 18 : « Tout homme qui tombe sur cette pierre sera brisé. Quand à celui sur qui elle tombe, elle le pulvérisera ».

Là, Jésus menace les Docteurs dela Loiqui le rejettent tout comme l’Inspecteur de Marque le fit en mettant la pierre au rebut. Il personnifie également Hiram qui démit l’Inspecteur de ses fonctions et lui retira ses insignes.

Enquête sur les Desposyni

Enquête sur les Desposyni dans Zoom sur les Desposyni s3010161crop

 

Je sais qu’une grande controverse concernant les Descendants de Jésus et Marie-Madeleine s’élève et renait de ses cendres périodiquement parmi les généalogistes car il n’existe aucun document officiel précis entérinant la filiation des familles rattachées à cette ascendance ;

 

Premièrement, il convient de considérer que l’Empereur Dioclétien s’acharna tout particulièrement à éradiquer toute descendance de la famille de Jésus en Judée et en Galilée. En parlant de famille, j’entends au sens large : les parentés affiliées telles que les cousins, les frères et leurs familles, etc… :

 

Toute famille israélite d’origine royale possédait une généalogie précise dans laquelle toute filiation était précisément recensée. Le Roi Hérode-Antipas avait déjà précédemment fait détruire ces généalogies afin d’ôter toute légitimité au trône de Juda à d’autres prétendants.

 

Heureusement, certains Cohenim entreposèrent les documents généalogiques dans des jarres dans un mur scellé sous les écuries du Roi Salomon.

 

Godefroy de Bouillon voulut récupérer ces traces mais elles ne purent être trouvées. Par contre, les archives du Vatican ont conservé une trace précise et méthodique des descendants de la famille élargie de Jésus. Ces descendants furent dénommés les Desposyni.

 

 

Dans son livre « La Descendancede Marie-Madeleine au-delà du Da Vinci Code », Sir Laurence Gardner parle du Père Malachi Martin et donne quelques précisions concernant le terme de Desposyni, je cite :

 

« Le Père Malachi MARTIN éminent Jésuite, Professeur au Vatican, fut en 1964 relevé de ses voeux par le Pape Paul VI. Il avait été employé à l’Institut biblique Pontifical, était un spécialiste des langues sémitiques et avait servi le Saint Siège sous le Pape Jean XXIII. En redevenant laïc, Malachi MARTIN devint écrivain ».

 

« Il exhuma un mot grec qui se trouvait dans les annales impériale avant que l’Eglise Impériale de Contantin Ier ne vint au jour. Le mot est Desposyni ».

 

« Desposyni » était la plus sainte des distinctions dans le Christianisme primitif, et encore assez longtemps après. Il signifiait «  Héritiers du Seigneur », et comme le Père Martin l’explique, il était exclusivement réservé à la parentèle de Jésus ».

 

Les persécutions se succédèrent à l’encontre des Desposyni eet bientôt, pour sauver eur vie, les membres de la famille de Jésus ainsi que ses descendants durent se disperser à travers le monde connu de l‘époque.

 

Ils s’installèrent d’abord dans le bassin méditerranéen : en Gaule, en Egypte, en Ethiopie, en Grèce, en Bulgarie, en Turquie actuelle, puis ils s’installèrent dans les différents comptoirs commerçants israélites dispersés à travers le monde : Ecosse, Angleterre, Irlande, Germanie, en Inde, en Chine, au Japon…  

 

Au fur et à mesure que l’influence du Christianisme s’imposait, les Desposyni devinrent de plus en plus « persona non grata » comme Malachi MARTIN l’explique en relatant l’entrevue du Pape Sylvestre 1er en 318 lorsqu’une délégation de Desposyni se déplaça à Rome.

 

Ce fait est mentionné par Eusèbe de Césarée, historien de l’époque. Le porte-parole des Desposyni, Joseph, soutint que le coeur de l’Eglise devrait être à Jérusalem et non pas à Rome.

 

Les Desposyni dirent que l’Evêque devait être un véritable Desposynos héréditaire. Après tout, déclarèrent-ils, l’Evêque Clément d’Alexandrie avait écrit que Jacques, le frère de Jésus (en tant qu’Evêque Nazaréen nommé de Jérusalem) était le  « Seigneur dela Sainte Egliseet l’évêque des évêques ».

 

Le Pape Sylvestre 1er informa les visiteurs que le pouvoir de Salut ne relevait plus de Jésus mais était entre les mains de l’Empereur Constantin!

 

Deuxièmement, les Desposyni se firent de plus en plus discrets et changèrent progressivement de noms. Ils prirent des noms correspondant aux prénoms et noms usités dans les pays dans lesquels ils s’implantèrent :

 

Par exemple, Yeshuah-Le Tzadik, le fils adoptif de Jésus s’appela à sa naissance :

 

1/ Yoanan car il était le fils de Jean le Baptiste et de Marie-Madeleine. A la mort de son père, Jésus épousa Marie-Madeleine et adopta Yoanan.

 

2/ Jésus lui donna son nom et Yoanan devin Yeshuah-David c’est-à-dire Jésus l’Aîné (l’Héritier).

 

3/ Il vécut toute sa jeunesse avec ce nom, puis il émigra à Corinthe et là reçut le titre d’Héritier Royal dela Maisonde Juda et reçut le nom de Yeshuah-Le Tzadik ce qui veut dire « Jésus le Juste ».

 

4/ Quand il l’installa à Glastonbury, il conserva ce nom mais quand il quittait ce sanctuaire et visitait les communautés d’Ecosse et d’Irlande, il se faisait appeler John Martinus. L’île Iona dans les îles Hébrides pérennise son passage en tant que « Jean » (Yoanan) mais elle est aussi appelée Eilean Isa (l’île Jésus) puisque les deux appellations le qualifiaient.

 

5/ Ensuite, il partit pour le Japon, où il prit le nom de Daitenku Jurai.

 

Cela fait donc 5 noms différents pour une seule et même personne. De quoi en perdre son latin !!

 

Troisièmement, ce principe de changements de noms tout au long de la vie d’une personne, ne présente pas du tout un problème pour une personne ayant une culture hébraïque, alors qu’elle est même impensable pour une personne dont la culture est Chrétienne :

 

A travers l’histoire du peuple hébreu, il fut de coutume de nommer l’enfant lors de sa circoncision, l’inscrivant ainsi dans la ligne des générations dela Maisond’Israël.

 

Mais ce n’était pas toujours le nom qui allait « suivre » la personne tout au long de sa vie terrestre.

 

Le plus souvent, après sa Bar-Mitzvah, l’enfant devenu homme recevait au cours de son âge adulte un nom le qualifiant au sein dela Communauté.

 

Ce nom était ensuite utilisé et on ne parlait plus du nom portant son ascendance filiative de naissance.

 

Autre cas de figure exposés par les Kabbalistes mais déjà utilisé dans les temps les plus reculés de l’Histoire Juive : on changeait le prénom de la personne malade afin de détourner le mal d’elle et lui obtenir les qualités du personnage biblique choisi.

 

Les descendants dela Maisonde Juda, immigrés en France et en Europe continuèrent cette pratique.

 

Les Israélites la perpétuèrent naturellement, mais les descendants de la famille de Jésus firent de même pendant longtemps. Il est parfois difficile de discerner les noms filiatifs des noms d’emprunt, surtout dans la légende du Graal.

 

Les Israélites utilisèrent souvent des noms qualifiants qui dérivèrent vers des noms d’emprunt, d’appartenance souvent à une ville par exemple, pour dissimuler leur appartenance à la religion juive et obtenir des postes interdits aux juifs. Ce fut le cas des marranes d’Espagne (juifs convertis par la force), des Borel de Suisse…

 

Toutefois, en réalisant la généalogie descendante des descendants de Jésus par la branche de Yeshuah-Joseph, il est aisé de voir apparaître en filigrane le nom filiatif derrière le nom d’emprunt. Par la description des attributs de chacun, leur histoire ou leur épopée, leur date de naissance et leur lieu de naissance permettent d’identifier les porteurs de noms.

 

Quatrièmement, Chrétien de Troyes fut le premier initiateur de l’usage de noms d’emprunt, voire de surnoms pour perpétuer les exploits de la lignée de Jésus sans pour autant mettre en péril des descendants de la famille.

 

Les autres auteurs prirent la même habitude et petit à petit, les historiens qualifièrent de légende les « Chansons du Graal » par faute de preuve d’existence réelle des protagonistes.

 

Pour finir, les descendants de Jésus, de la lignée de Yeshuah-Joseph (le Premier Porteur du Saint Graal et vrai fils issu de l’union de Jésus et Marie-Madeleine), étaient également porteurs de nouveaux-noms :

 

Ces nouveaux-noms étaient, contrairement à nos jours, utilisés parmi les milieux familiaux au cours de certains rites Nazaréens du Graal et prenaient alors toute leur amplitude et leur dimension religieuse.

 

Certains de ces noms étaient censés affirmer la légitimité de l’appartenance à la lignée et procurer une longévité exceptionnelle aux porteurs de nouveaux-noms : Ysaïe, Perceval, Pelles, Pellam, Pellinore, Anfortas, et bien d’autres furent revêtus de ce prestige infini aux yeux du peuple.

 

Les nouveaux-noms signifiaient aux yeux de tous qu’ils avaient été intronisés à un grade supérieur de compréhension des choses divines et faisaient d’eux des quasi-« divinités » sur terre, les seules habilitées à conserver le Saint Graal.

 

Cette distorsion manifeste de la cérémonie de la dotation fit peu à peu péricliter le sens sacré de la cérémonie, mais la légende s’empara frénétiquement de ces noms pour pérenniser l’aura spirituelle que possédaient alors, quelques 500 ans après leur mort l’histoire de ces protagonistes.

 

Alors quelles preuves peut-on avancer me direz-vous ? Aucune preuve tangible vous répondrai-je car les archives furent détruites ou tombèrent en poussière, seule la mémoire vivante de certaines familles continua à entretenir l’appartenance à ce passé vieux de 2000 ans, telles la famille des Comtes de Rhedea de Rennes le Château,la Famille Saint-Clair, ma famille et quelques autres qui désirent se faire discrètes.

 

A partir de là c’est une question de croyance, si vous croyez que je dis la vérité, vous avez raison. Si vous pensez le contraire, cela n’engage que vous, mais cela ne remet rien en question car le passé est passé et on ne peut rayer d’un trait de plume la descendance de Jésus et Marie-Madeleine. 

 

 

 

Le Mythe initiateur des Rites Nazaréens

Le Mythe initiateur des Rites Nazaréens dans Les rites Nazareens livre-des-morts-3

 

Les Rites Nazaréens s’appuyaient sur un Mythe initiatique tenu secret depuis la nuit des temps. Les initiés le tenaient pour sacré et le Mythe disparut avec la
disparition de ses Servants. Le Mythe perdura dans ma famille sous forme d’une histoire fondatrice des Rites Nazaréens, mais aucun document ancien ne vient appuyer ce que je vais expliquer maintenant car il était transmis oralement. Les mots et les lettres étant considérés comme ayant un pouvoir propre et indépendant, le mythe créateur n’était pas manuscrit pour ne pas être détourné.

Je vous laisse libres de choisir si vous désirez y apporter du crédit ou pas :

 

« Au commencement » (Berechit) … n’est pas le début de l’histoire du Grand Architecte de l’Univers. « Au commencement » explique les étapes de la Création et la relation du Dieu Créateur avec ses enfants.

 

« Au commencement » se situe au milieu de la vie du Grand Créateur. L’histoire commence avec le couple sacré Isis et Osiris. L’amour de la Déesse fut tel qu’elle alla rechercher son noble époux dans le royaume des morts, rassemblant ses membres dispersés, comme tout être vivant doit rassembler ses poussières d’étoiles afin de devenir artisan de sa propre vie.

De l’union sacrée du couple divin naquit un fils : Horus. Horus, premier « Fils de la Veuve » est aussi le premier « vengeur du sang » puisqu’il combattit son oncle Seth, le meurtrier de son père. Dans ses combats, il perdit un œil et celui-ci placé au centre du triangle de la divinité protégeait ses initiés et leur apportait la sagesse.

 

Horus représentait l’Ordre tandis que Seth symbolisait le Chaos, la responsabilité des initiés était de sortir des ténèbres du Chaos et de s’engager dans le chemin étroit et resserré de la Lumière. Le faisceau lumineux du soleil ou celui plus discret de la lune guidaient la vie de l’initié jusqu’à son retour à l’Orient Eternel.

 

Le monde dans lequel vivait Hor (c’est-à-dire Horus) qui veut dire lumière en hébreux, était gouverné par l’égoïsme. Ne pouvant régner au milieu de l’adversité et des guerres intestines, Hor s’expatria. Il partir avec sa mère et son épouse car un homme ne peut atteindre sa complétude qu’entouré de sa mère et de sa femme. C’est l’association de ces trois personnes que les initiés appelaient Elohim (qui veut dire « les Dieux »).

 

Elohim créèrent des mondes sans nombre par l’énergie créatrice de leur amour. Les Mondes furent créés mais le combat entre les ténèbres et la lumière ne cessa
pas pour autant car à chaque vivant, Elohim donnèrent à manger du fruit de l’arbre du Bien et du Mal et de l’arbre de Vie. Les vivants devinrent alors des Dieux immortels.

 

Le but d’Elohim était de faire vivre en chaque vivant le Bien et le Mal en égale proportion afin que tous puissent choisir la lumière et le bonheur de plein gré et sans
contrainte. Mais l’équilibre entre le Bien et le Mal en chacun était parfois rompu par le choix de la facilité.

 

Le Mal doit exister car il faut qu’il y ait une opposition en toute chose, mais son équilibre avec le Bien doit toujours rester constant. C’est pour cela qu’Elohim donnèrent au monde les colonnes du Temple, pour soutenir le Monde en équilibre entre Force et Sagesse.

 

Des enfants nés dans les mondes créés par Hor et son épouse « la Divine Présence », certains élevaient leur âme vers le Bien et d’autres vers le Mal. Ils n’avaient pas compris que l’équilibre est primordial. C’est pourquoi Hor plaça devant ses enfants un fil à plomb, leur expliquant qu’ils devaient maintenir leur esprit dans le juste équilibre de la dualité.

 

Depuis ce jour, tout initié doit maintenir son esprit et ses pensées dans l’équilibre d’une vie tournée vers le Bien sachant qu’en lui-même subsiste à égale force le principe du Mal qu’il doit connaître mais ne pas utiliser.

 

Ce n’est qu’après que Berechit « Au commencement » se situe, mais ceci est une autre étape de la vie du Grand Architecte de l’Univers.

CHAPITRE 5 : LA PASSION DE JESUS-CHRIST

CHAPITRE 5 : LA PASSION DE JESUS-CHRIST dans Livre des Descendants de Jesus et Marie Madeleine descentedecroix

 

L’été 33 présageait d’être chaud car le Printemps commençait déjà à en montrer les signes avant-coureurs. Jésus s’apprêtait à avoir 40 ans. C’était l’âge auquel les Rois de Juda revêtaient officiellement la charge de Messie de leur peuple.

Jésus savait que son heure était venue. Il choisit la dernière semaine de février pour faire son entrée triomphale dans Jérusalem. Le Sanhédrin était en ébullition, « Que va-t-il faire ? Défier l’ordre Romain ou briser la légitimité du Sanhédrin ? » pensa Caïphe. Jésus était entouré d’un service d’ordre de Sicaires, il se disait Directeur spirituel… Tout cela devait être réprimé rapidement afin d’éviter que le peuple oublie où se trouvait le pouvoir spirituel auquel il devait être soumis.

Mariamné allait accoucher. Ce n’était pas la grossesse qui l’oppressait, elle avait le pressentiment que Jésus était à un tournant de son existence, qu’après cette semaine, plus rien dans leur vie ne serait comme avant. Allait-il devenir Roi ? Elle en doutait fort car cela ne convenait pas à l’état d’esprit de Jésus.

« Je suis là pour faire la volonté de Mon Père » lui avait répondu Jésus le soir de son arrivée à Jérusalem monté sur une ânesse. Une autre fois, il avait dit que seul celui qui mange sa chair et boit son sang aura la vie éternelle. Tout cela ressemblait davantage à une montée vers le sacrifice, Jésus s’offrirait peut-être comme victime sacrificielle ? Le temps du bonheur doux était certainement passé. 

Le soir du Jeudi, Jésus réunit ses disciples et commença à leur laver les pieds.

« Je les réunis tous, parce que le moment était venu pour mon Eglise d’apparaître au monde et, pour toutes les brebis, de n’avoir plus qu’un seul Pasteur. Je voulus aussi montrer aux âmes que, même lorsqu’elles sont chargées des péchés les plus graves, je ne leur refuse jamais ma Grâce et je ne les sépare pas de celles que j’aime avec prédilection. Je les garde dans mon cœur, les unes et les autres, pour donner à chacune les secours nécessaires à son état…

Mais quelle fut ma douleur en voyant, représentées par l’infortuné Judas, tant d’âmes, souvent réunies à mes pieds, lavées de mon Sang et courant cependant à leur perte éternelle.

Je voudrais leur faire comprendre que ce n’est pas parce qu’elles sont en état de péché qu’elles doivent s’éloigner de moi. Qu’elles ne pensent pas qu’il n’y a plus de remède et que jamais elles ne seront aimées comme elles l’étaient autrefois… Non, pauvres âmes, tels ne sont pas les sentiments d’un Dieu qui va répandre tout son sang pour vous.

Venez toutes à moi et ne craignez pas car je vous aime ! Je vous purifierai de mon Sang et vous deviendrez plus blanches que la neige. Vos péchés seront noyés dans l’eau où moi-même je vous laverai te rien ne sera capable d’arracher de mon Cœur l’amour qu’il a pour vous ».

« Je lavais moi-même les pieds de mes apôtres, afin qu’à mon exemple, ceux qui se consacrent aux travaux apostoliques, sachent s’humilier devant les pécheurs comme devant les autres âmes qui leur sont confiées et les traiter toutes avec douceur. Je me ceignis d’un linge pour leur montrer que l’Apôtre doit se ceindre de mortifications et d’abnégations, s’il veut atteindre efficacement les âmes… Je voulus leur enseigner aussi la charité mutuelle, toujours prête à laver les fautes du prochain, c’est-à-dire à les cacher, à les excuser sans les divulguer jamais.

Enfin, l’eau que je versai sur les pieds de mes apôtres, était l’image du zèle qui consumait mon Cœur pour le Salut du monde… Mon Cœur ne put contenir tant d’ardeur et mon Amour infini pour les hommes ne put se résoudre à les laisser orphelins.

Alors, pour leur prouver cet amour et demeurer avec eux jusqu’à la consommation des siècles, je voulus me faire leur aliment, leur soutien, leur Vie et leur tout…

Je vis en ce moment de la première Cène, à travers les siècles, toutes celles qui s’alimenteraient de mon Corps, se désaltéreraient de mon Sang et les Fruits divins qu’elles en recueilleraient…

Qui pourra pénétrer les sentiments qui envahirent alors mon Cœur ? Sentiments de joie, d’amour, de tendresse… Mais qui pourra comprendre aussi son amertume ?

La Sainte cène est l’invention de l’Amour ! A ce moment, j’ai vu toutes les âmes privilégiées qui se nourrissaient de mon Corps et de mon Sang, et y trouveraient les unes , remède à leur faiblesse, les autres le feu pour consumer leur misère et les enflammer d’amour… Je réchaufferai celles qui ont besoin de chaleur et mon Corps Sacré serait le Soleil qui les ranimerait.

L’Amour m’enflammait du désir d’être l’aliment de ces âmes, car si je restais parmi les hommes, ce n’était pas seulement pour vivre avec les parfaits, mais pour soutenir les faibles et nourrir les petits. C’est moi qui les ferai grandir et les fortifierai ». (Paroles de Jésus tirées d’« Un appel à l’Amour », recueillies par Sœur Joséfa Menedez).

Ce soir-là, Mariamné comprit que l’heure du sacrifice était venue quand elle entendit Jésus se comparer au pain sans levain de la fête de Pessah, le pain de la hâte. Jésus faisait germer un nouveau mouvement religieux juif dans lequel il représenterait lui-même le passage de l’esclavage à la liberté, le vin de la fête serait le sang de Jésus, ce sang qui serait répandu sur l’autel du sacrifice. Tout se préparait pour un grand et dernier sacrifice pour sauver le monde du péché.

Mariamné était effrayée, elle n’osait imaginer ce qu’elle entrapercevait du destin de son mari. Un coup de pied du bébé dans son ventre la ramena à des préoccupations plus matérielles.

Marie non plus n’était pas tranquille. Elle qui était normalement si joyeuse en faisant les préparatifs de la fête du lendemain !

Jésus, avant de sortir prier ce soir-là, embrassa tendrement sa mère, sa femme et ses enfants, puis il s’agenouilla aux pieds de Mariamné et embrassa son ventre. Elle fut extrêmement surprise car cela n’était pas dans la coutume israélite dans laquelle la femme portant la vie ne pouvait être approchée que des femmes, les hommes risquant de se souiller à son contact jusqu’à ce que celle-ci ait effectué les rites de purifications (après la naissance de l’enfant) dans le bain rituel.

Mariamné le regarda sortir. Elle avait les larmes aux yeux : « Ô Père éternel, que ta volonté soit faite. Béni et protège le Saint de Dieu » pensa-t-elle la gorge serrée, « Aie pitié de nous pauvres pêcheurs ». Marie, de son côté, laissa le reste du rangement de la chambre haute pour un temps, et, entrant dans la chambre des femmes, s’agenouilla et a         dressa au Père eternel une prière silencieuse.

La nuit serait longue, c’était la nuit de la délivrance, la nuit où le Grand et Dernier Sacrifice allait passer sur le Monde.

Elle redoutait cette nuit, mais elle adorait son Père Céleste qui, permettait qu’en cette nuit, le monde soit sauvé. Elle savait que c’était pour que s’accomplisse cette nuit, que Jésus était né, avait pris chair en elle, et qu’il s’offrirait en victime expiatoire pour son peuple. Jésus lui avait parlé de l’importance de ce sacrifice. Elle savait qu’il était prêt pour cela et qu’il avait besoin de l’amour des deux femmes de sa vie pour avoir le courage d’accomplir son sacrifice.

Juda aussi connaissait l’importance de cette nuit, mais il croyait seulement que le Maître voulait provoquer la confrontation avec le Sanhédrin, il était à mille lieues d’imaginer qu’il livrerait le Maître à la mort. Jésus lui avait parlé de l’importance qu’il soit livré au Sanhédrin et l’avait désigné pour susciter l’entrevue. Juda n’en savait pas plus, mais en bon sicaire obéissant, il effectuait sa tâche.

Jésus réalisa en cette nuit le grand et unique sacrifice expiatoire pour le salut de tous ses frères et sœurs d’esprit de toutes les générations du temps. Il devait tant souffrir que sa sueur se changea en sang et qu’en ange dût lui apparaître pour le réconforter sur l’importance de ce qu’il accomplissait. Il douta peut-être, mais le Père ne le quitta jamais.

Doucement, dans l’effacement de leur humilité remarquable et de leur amour pour nous, le Père etla Mère Célesteversèrent des torrents de larmes en cette nuit et le jour qui suivit.

« Je me retirai au Jardin de Gethsémani, c’est-à-dire dans la solitude. Que l’âme cherche son Dieu loin de tout, au-dedans d’elle-même. Que, pour le trouver, elle impose silence à toutes les agitations de la nature, si souvent en lutte contre la Grâce. Qu’elle fasse taire les raisonnements de l’amour-propre ou de la sensualité qui cherchent sans cesse à étouffer les inspirations de la Grâce et qui s’opposent en elle à la rencontre de Dieu.

Adorez ses desseins sur vous quels qu’ils soient …et que tout votre être se prosterne comme il convient à la créature en présence de son Créateur !

C’est ainsi que je m’offris pour accomplir l’œuvre de la Rédemption du monde. Au même instant, je vis s’appesantir sur moi tous les tourments de la Passion : les calomnies, les insultes… les fouets et la couronne d’épines…la soif…la croix…toutes ces douleurs se pressèrent à mes yeux, en même temps que la multitude des offenses, des péchés et des crimes qui se commettraient à travers les siècles…Non seulement je les vis, mais j’en fus revêtu…

Et, sous ce fardeau d’ignominies, je dus me présenter à mon Père Très Saint pour implorer Miséricorde. Sous le poids de tant de crimes, ma nature humaine fut saisie d’une telle angoisse et d’une si mortelle agonie, que tout mon Corps fut couvert d’une sueur de sang. Submergé d’un océan de tristesse, j’allais chercher les trois disciples que j’ai laissés à quelque distance.

Je les avais choisis, afin de me reposer près d’eux en leur faisant partager ma prière et mon angoisse. Comment dire ce qu’éprouva mon Cœur lorsque j’allai les chercher et que je les trouvai plongés dans le sommeil ? Quelle peine, pour celui qui aime, d’être seul et de ne pouvoir se confier aux siens !…

Retournant à ma prière, je me prosternai de nouveau. J’adorai mon Père et j’implorai son secours. Je ne lui dis pas « Mon Dieu », mais « Mon Père ». Lorsque votre cœur souffre davantage, c’est alors que vous devez aussi appeler Dieu, votre Père. Suppliez-le de vous aider, exposez-lui vos souffrances…vos craintes…vos désirs…et par le cri de votre douleur, rappelez-lui que vous êtes son enfant. Dites-lui que votre corps est épuisé, que votre cœur est oppressé jusqu’à en mourir, que votre âme semble expérimenter ce qu’est la sueur de sang. Priez-le avec une confiance d’enfant et attendez tout de celui qui est votre Père. Lui-même vous soulagera et vous donnera la force nécessaire pour traverser les tribulations ou la souffrance.

Mon âme, triste et désemparée, allait souffrir d’une angoisse plus mortelle encore, car sous le poids des iniquités de l’humanité et en retour de tant de souffrances et de tant d’amour, je ne voyais qu’outrages et ingratitudes. Le sang qui coulait de tous mes pores et qui jaillirait bientôt de toutes mes blessures, resterait inutile pour tant d’âmes…beaucoup se perdraient…d’autres en plus grand nombre m’offenseraient et des multitudes ne me connaîtraient même pas ! Je répandrais ce sang pour toutes et mes mérites seraient offerts à chacune… Sang divin ! Mérites infinis ! inutiles cependant pour tant et tant d’âmes !

Oui, pour toutes je verserais mon Sang et toutes seraient aimées d’un grand Amour. Tout cela fut alors présent à mes yeux et à mon cœur. Que faire ?…reculer ?…demander à mon Père de me délivrer de cette angoisse ?… Lui représenter l’inutilité de mon Sacrifice pour tant d’âmes ?…Non, je me soumis de nouveau à sa volonté très sainte et j’acceptai ce calice pour l’épuiser jusqu’à la lie.

Je l’ai fait pour vous apprendre à ne pas reculer en face de la souffrance. Ne la croyez jamais inutile, même si vous n’en voyez pas le résultat : soumettez votre jugement et laissez la volonté divine agir et s’accomplir en vous.

Pour moi, je ne voulus ni reculer, ni fuir. Et sachant que là, dans ce jardin, mes ennemis allaient me saisir, j’y demeurai.

Réconforté par l’Envoyé de mon Père, je vis soudain venir Judas, l’un de mes douze apôtres et, à sa suite, ceux qui devaient s’emparer de Moi. Ils étaient armés de bâtons et de pierres, chargés de chaînes et de cordes pour me saisir et me lier.

Je me levai et, m’approchant, je leur dis : « Qui cherchez-vous ? »

Alors, Judas mettant les mains sur mes épaules, m’embrassa ! Ah, Judas, que fais-tu et que signifie ce baiser ?

Quand les soldats s’avancèrent pour me saisir, je leur dis « C’est moi ! » Après qu’il m’eut donné ce baiser, Judas sortit du jardin et, comprenant l’étendue de son crime, il se désespéra. Qui pourra mesurer ma douleur quand je vis mon apôtre marcher à sa perte éternelle ! !

L’heure est venue cependant et, donnant toute liberté aux soldats, je me livrai avec tout la docilité d’un agneau. Ils me traînèrent aussitôt à la Maison de Caïphe, où je fus reçu par des moqueries et des insultes, et où l’un des valets me donna le premier soufflet ! Dans ce premier soufflet, je vis le premier péché mortel de tant d’âmes jusqu’alors en état de grâce. Et après le premier, combien d’autres !…

Mes apôtres m’ont abandonné…Pierre seul, entraîné par la curiosité, mais rempli de crainte, se dissimule au milieu des serviteurs.

Autour de moi, rien que de faux témoins qui accumulent mensonge sur mensonge pour attiser la colère des juges iniques. Ceux-là même dont les lèvres ont acclamé tant de fois mes miracles, se font aujourd’hui mes accusateurs. Ils m’appellent perturbateur, profanateur du Sabbat, faux prophète…Où donc étiez-vous, Apôtres et Disciples, témoins de ma vie, de mes enseignements, de mes miracles ? Hélas ! De tous ceux dont j’attendais quelque preuve d’amour, aucun n’est là pour me défendre.

Je suis seul, accusé des crimes les plus vils, entouré de soldats comme de loups dévorants…tous me maltraitent…l’un me frappe le visage, l’autre me jette sa salive et cet autre me tourne en dérision ! Et tandis que mon cœur s’offre à tous ces supplices pour délivrer les âmes de la captivité du péché : Pierre, qui peu d’heures auparavant, a promis de me suivre jusqu’à la mort, Pierre qui a l’occasion de me rendre témoignage, répond à une simple demande par un premier reniement. Et comme la question se renouvelle et que la frayeur s’empare de plus en plus de lui, il jure qu’il ne m’a jamais connu et qu’il n’a jamais été mon disciple !…Ah ! Pierre, tu jures que tu ne connais pas ton Maître ! Non, seulement tu le jures, mais une troisième fois tu le renies par d’horribles imprécations…

Tandis que les soldats me conduisaient à la prison, j’aperçus Pierre au milieu des valets et mes yeux se fixèrent sur lui. Il me regarda et pleura amèrement son péché.

Je passai un grande partie de la nuit dans la prison. C’est là que les soldats, joignant les paroles aux actes, vinrent m’insulter, se moquer de moi, m’outrager, et me frapper à la tête et sur tout le corps…Lassés enfin, ils m’abandonnèrent seul et lié, dans ce lieu obscur et humide. Pour siège, ils me donnèrent une pierre où mon corps endolori fut saisi par le froid. Enfin, dans la prison, lorsqu’ils me poussèrent et me laissèrent tomber à terre, lié et sans forces…Je vis tant d’âmes me préférer un jour leur satisfaction. M’enchaîner par leurs ingratitudes, me repousser et renouveler ma chute douloureuse en prolongeant ma solitude.

Dans la prison, ce qui me consumait d’amour et avivait en moi une nouvelle soif de douleurs, c’était la pensée de tant et tant d’âmes que j’attirerais plus tard à suivre mes traces. Je les voyais, pour mon Amour, aller jusqu’à se sacrifier pour eux, comme moi-même je me sacrifiais pour le salut de ceux qui me traitaient ainsi.

Je les voyais, soutenues par ma grâce, répondre à l’Appel divin, embrasser l’état de perfection, s’emprisonner dans la solitude, se lier elles-mêmes par les chaînes de l’amour, renoncer à tout ce qu’elles aimaient légitimement, supporter avec courage les soulèvements de leur propre nature, se laisser juger, accepter même d’être méprisées, diffamées et leur vie tenue pour folie…et garder leur cœur à travers tout, intimement uni à leur Dieu et Seigneur. Que votre cœur s’unisse plus intimement à Dieu, l’unique objet de votre amour et réparez sa Gloire outragée par tant de péchés !

Ainsi, au milieu des outrages et des traitements infâmes, l’amour me consumait du désir d’accomplir la volonté de mon Père, et mon Cœur, étroitement uni à lui durant ces heures de solitude et de douleurs, s’offrait à réparer sa Gloire.

A l’aube du jour suivant, Caïphe donna l’ordre de me conduire à Pilate afin qu’il prononçât contre moi la sentence de mort.

Pilate m’interrogea avec sagacité, dans l’espoir de découvrir un véritable motif de condamnation, mais n’en trouvant aucun, il sentit bientôt sa conscience épouvantée de l’injustice qu’il allait commettre. Aussi, pour se défaire de moi, ordonna-t-il de m’envoyer à Hérode.

A toutes les demandes de Pilate, je ne répondis rien, mais lorsqu’il me posa cette question « Es-tu le Roi des Juifs ? » alors, avec gravité et dans la plénitude de ma responsabilité, je répondis : « Tu l’as dit, je suis Roi ! Mais mon royaume n’est pas de ce monde ! »

C’est ainsi que l’âme doit répondre avec énergie et générosité : « Non, mon royaume n’est pas de ce monde, c’est pourquoi je ne cherche pas la faveur des hommes. Je vais à ma vraie patrie où m’attendent le repos et le bonheur. Ici bas, je n’ai pas à tenir compte de l’opinion du monde, mais à accomplir fidèlement mon devoir ».

Hérode était un homme pervers qui ne cherchait qu’à satisfaire ses passions désordonnées. Il se réjouit de me voir comparaître à son tribunal, espérant se divertir de mes paroles et de mes miracles. Pendant ce temps, mon Cœur était intimement uni à mon Père Céleste. Le désir de donner aux âmes que j’aime tant, jusqu’à la dernière goutte de mon Sang, me consumait. La pensée de toutes celles qui me suivraient un jour, subjuguées par mon exemple et ma libéralité, m’enflammait d’amour !

Après avoir subi les affronts les plus ignominieux dans le plus parfait silence, je me laissai traiter de fou ! Et, revêtu de la robe blanche en signe de dérision, je fus amené à Pilate au milieu des cris de la multitude.

Je me laissai conduire avec la douceur d’un agneau au terrible supplice de la flagellation. Sur mon corps couvert de meurtrissures et brisé de fatigue, les bourreaux déchargent, avec la plus cruelle frénésie, leurs verges et leurs fouets…Tous mes os sont ébranlés dans la plus terrible douleur…des lambeaux de ma chair divine volent emportés par les verges…le sang jaillit de tous mes membres et je suis bientôt réduit à un état si pitoyable que je n’ai même plus l’apparence d’un homme !…

Regarde-moi et laisse-toi guider par la Grâce et par le désir de me consoler dans cet état de victime. Ne crains pas. Ta souffrance n’égalera jamais la mienne ! Et pour tout ce que je te demanderai, ma Grâce t’assistera.

Quand les bourreaux se furent lassés à force de frapper, ils tressèrent une couronne d’épines, l’enfoncèrent sur ma tête et défilèrent devant moi en disant : « Roi ! Nous te saluons !… » Les uns m’insultaient, les autres me frappaient à la tête et chacun ajoutait une nouvelle douleur à celles qui déjà épuisaient mon corps. 

Oui, moi qui suis le Fils de Dieu, le Soutien de l’univers, j’ai voulu passer aux yeux des hommes comme le dernier et le plus méprisable de tous. Loin de fuir l’humiliation, je l’ai embrassée pour expier les péchés d’orgueil et entraîner les âmes par mon exemple. J’ai permis que ma tête fut couronnée d’épines et qu’elle souffrît pour réparer les péchés de tant d’âmes qui refusent d’accepter ce qui les abaisse aux yeux des créatures.

Non ! Aucun chemin, aucun état n’est vil ou humiliant, dès qu’il s’agit de suivre la volonté de Dieu.

C’est donc couronné d’épines et revêtu d’un manteau de pourpre que les soldats me ramenèrent à Pilate, en m’accablant à chaque pas de cris, d’insultes et de moqueries. Pilate, ne trouvant en moi aucun crime digne de châtiment, me questionna de nouveau et il me demanda pourquoi, sachant qu’il avait tout pouvoir sur moi, je ne lui répondais rien.

Alors, sortant de mon silence, je lui dis : « Tu n’aurais aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’En-Haut, mais il faut que les Ecritures s’accomplissent » et, fermant de nouveau les lèvres, je m’abandonnai… Pilate, troublé par l’avertissement de sa femme, tiraillé entre les remords de sa conscience et la crainte de voir le peuple déchaîné se soulever contre lui, s’il se refusait à ma mort, me présenta à la foule dans l’état pitoyable où l’on m’avait réduit et proposa de me rendre la liberté en condamnant à ma place Barabbas, qui était un insigne voleur.

Mais la multitude s’écria avec rage et d’une seule voix : « Qu’il meurt…Nous voulons qu’il meurt et que Barabbas soit délivré ! ».

Médite un instant la souffrance de mon cœur souverainement tendre et délicat, lorsqu’il se vit préférer Barabbas…et que, me voyant méprisé à tel point…Je fus transpercé au plus intime de l’âme par les cris de ma foule qui demandait ma mort !

Comme je me rappelais les tendresses de ma mère quand elle me serrait sur son cœur…Les fatigues et les soins de mon père adoptif s’était imposés pour mon amour !…Comme je repassais les bienfaits si libéralement répandus sur son peuple…la vue rendue aux aveugles…la santé aux malades…l’usage de leurs membres aux infirmes…les foules nourries dans le désert…les morts eux-mêmes ressuscités ! Et maintenant, contemplez-moi, réduit à l’état le plus méprisable…objet plus qu’aucun autre de la haine des hommes et condamné comme un voleur infâme ! La multitude a demandé ma mort et Pilate a prononcé la sentence.

Tandis que la perte éternelle de Judas plongeait mon cœur dans un abîme de tristesse, les bourreaux, insensibles à ma douleur, placèrent sur mes épaules meurtries, la croix dure et pesante sur laquelle allait se consommer le mystère de la Rédemption du monde.

Anges du ciel, contemplez ce Dieu devant lequel vous êtes prosternés en adoration constante…Voyez le Créateur de toutes les merveilles d’ici-bas, monter vers le Calvaire, sous le bois saint et béni qui va recevoir son dernier soupir.

Ma fatigue est si grande et la croix est si lourde, que je tombe défaillant à mi-chemin…Voyez alors ces hommes inhumains me relever brutalement : l’un me tire par un bras, l’autre par mes vêtements qui sont collés à mes blessures…celui-ci me serre à la gorge…celui-là me saisit par les cheveux…d’autres m’accablent de coups de poings et de pieds. La croix retombe sur moi, m’écrasant de tout son poids. Les pierres du chemin meurtrissent mon visage. Le sable et la poussière se mêlent à mon sang pour obscurcir mes yeux et se coller à ma face : Je suis l’être le plus méprisable de la terre !

Avancez encore avec moi…A quelques pas plus loin, vous rencontrerez ma très Sainte Mère. Le Cœur transpercé de douleur. Considérez le martyr de ces deux cœurs : Pour ma Mère, celui qu’elle aime par-dessus tout, c’est son fils…et loin de pouvoir le soulager elle sait au contraire tout ce que sa présence ajoute à mes souffrances.

Pour moi, celle que j’aime le plus au monde, c’est ma mère ! Et non seulement je ne puis la consoler, mais l’état pitoyable où elle me voit réduit, la transperce d’une douleur semblable à la mienne, car la mort que je souffre dans mon corps, ma mère la porte dans son cœur.

Ah ! Comme ses yeux s’attachent à moi et comme les miens, obscurcis et ensanglantés, se fixent sur elle ! Pas une parole n’est prononcée, mais que de choses se disent nos deux cœurs en cette douloureuse entrevue !

Tous les tourments de ma Passion étaient présents à l’esprit de ma mère par révélation divine. Quelques uns de mes disciples, bien que de loin, par crainte des Juifs, cherchaient aussi à s’informer de ce qui se passait pour le lui rapporter…Dès qu’elle sut que ma sentence de mort était prononcée, elle sortit à ma rencontre et ne me quitta plus jusqu’à ce que l’on me déposât dans le Sépulcre.

Pendant ce temps, le cortège s’avance sur le chemin du Calvaire. Ces hommes iniques, craignant de me voir mourir avant le terme, s’accordent entre eux pour chercher quelqu’un qui m’aide à porter la croix. C’est alors qu’ils réquisitionnent pour un prix modique, un homme des environs appelé Simon.

Voici que nous approchons du Calvaire. La foule s’agite, tandis que je n’avance qu’avec peine…Et bientôt, exténué de fatigue, je tombe pour la troisième fois.

Ma première chute obtiendra aux pécheurs enracinés dans l’habitude du mal, la force de se convertir. La seconde encouragera les âmes faibles, aveuglées par la tristesse et l’inquiétude, à se relever et à reprendre avec une nouvelle ardeur le chemin de la vertu…La troisième aidera les âmes à se repentir à l’heure suprême de la mort.

Les uns saisissent la croix et l’étendent vers le sol…les autres arrachent mes vêtements. Mes blessures se rouvrent et le sang coule à nouveau. Considérez, âmes qui m’aiment, quelle ne fut pas ma honte en me voyant ainsi exposé devant la multitude ! Quelle douleur pour mon corps et quelle confusion pour mon âme !

L’heure est sonnée ! Les bourreaux m’étendent sur la croix. Ils saisissent mes bras et les étirent, afin que mes mains puissent atteindre les trous déjà creusés dans le bois. A chaque secousse, ma tête est ballottée de côté et d’autre…et les épines de la couronne y pénètrent plus profondément. A chaque coup de marteau les cieux frémissent et les anges se prosternent devant un tel spectacle.

Pour moi, je garde le plus profond silence et pas une plainte ne s’échappe de mes lèvres. Après avoir cloué mes mains, ils tirent cruellement mes pieds : les plaies se rouvrent, les nerfs se rompent, les os se déboîtent, la douleur est intense ! Mes pieds sont transpercés et mon sang baigne la terre.

Et tandis que les clous de marteau résonnent d’un bout à l’autre de l’espace, le monde tremble, le ciel se revêt du plus rigoureux silence, tous les esprits angéliques se prosternent en adoration…Un Dieu est cloué sur la croix ! C’est l’amour qui va me conduire à la mort.

Voici l’heure de la Rédemption du monde ! Ils vont m’élever de terre et m’offrir en spectacle de dérision à la foule mais aussi à l’admiration des âmes ! Le monde a trouvé la Paix ! Cette croix qui, jusqu’alors, était l’instrument de supplice où expiraient les criminels, devient la lumière du monde et l’objet de la plus profonde vénération ! Dans mes plaies sacrées, les pécheurs puiseront le pardon et la vie. Mon sang lavera et effacera toutes leurs souillures. Dans mes plaies sacrées, les âmes pures viendront se désaltérer et s’embraser d’amour. Là, elles se réfugieront et fixeront à jamais leur demeure. Le monde a trouvé son Rédempteur et les âmes choisies, le modèle qu’elles doivent imiter.

- Ô mon Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.

Non ! Ils n’ont pas connu celui qui est leur vie. Ils ont déchargé sur lui toute la fureur de leurs iniquités. Mais, je vous en supplie, Ô mon Père, déchargez sur eux toute la force de votre Miséricorde !

  • Aujourd’hui tu seras avec moi en Paradis.

Car ta foi en la Miséricorde de ton Sauveur a effacé tous tes crimes et c’est elle qui te conduit à la vie éternelle.

  • Femme, voilà votre fils !

Ô ma mère ! Voilà mes frères, gardez-les, aimez-les. Vous n’êtes plus seuls, ô vous pour qui j’ai donné ma vie ! Vous avez maintenant une mère à laquelle vous pouvez recourir en toutes vos nécessités.

  • Mon Dieu ! Pourquoi m’avez-vous abandonné ?

Oui, l’âme a désormais le droit de dire à son Dieu « Pourquoi m’avez-vous abandonnée ? », car après la consommation du mystère de la Rédemption, l’homme est devenu fils de Dieu, frère de Jésus-Christ, héritier de la vie éternelle.

  • J’ai soif !

Ô mon Père ! J’ai soif de votre Gloire et voici que l’heure est venue ! Désormais, en voyant la réalisation de mes Paroles, le monde connaîtra que c’est vous qui m’avez envoyé et vous serez glorifié !

J’ai soif des âmes et, pour apaiser cette soif, j’ai donné jusqu’à la dernière goutte de mon sang. C’est pourquoi je puis dire :

  • Tout est consommé.

Maintenant est achevé le grand mystère d’Amour dans lequel un Dieu livre à la mort son propre fils, pour rendre la vie à l’homme. Je suis venu dans le monde pour faire votre volonté : Ô mon père, elle est accomplie !

  • En vos mains, je remets mon âme et, à vous, je livre mon esprit.

Ainsi, les âmes qui ont accompli ma volonté pourront-elles dire en vérité : « Tout est consommé ! Mon Seigneur et mon Dieu, recevez mon âme, je la remets entre vos mains ». (Paroles de Jésus tirées d’« Un appel à l’Amour », recueillies par Sœur Joséfa Menedez). 

Lorsque Jésus rendit l’âme, le Père Céleste déchira son vêtement en signe de deuil et le voile du Temple se déchira de haut en bas.

Jésus n’était plus, mais son œuvre universelle ne faisait que commencer. Mariamné, Marie, Marie-Salomé (sœur de Jésus) et Jean étaient là près de la croix, en larmes, ils priaient tous sous une pluie battante. La foule était partie, « le spectacle était fini » et tout le monde se préparait à célébrer le repas du Seder et la sortie du peuple juif de l’esclavage d’Egypte.

Plus que jamais, Jésus en ce soir du Seder représentait l’agneau immolé et son sang, le sang protecteur qui passa sur le linteau des portes des Israélites pour protéger les premiers nés de la mort dans la nuit de la délivrance de Pâques. Jésus, en lui-même récapitulait toute l’histoire du salut et l’élevait vers le Père.

Pour l’instant, Joseph d’Arimatie, l’Ha Rama Théo, c’est-à-dire le Directeur spirituel de la communauté nazaréenne, se pressait de demander à Pilate, avant la tombée du jour, l’autorisation de prendre le corps de Jésus et de le mettre au tombeau.

Mariamné pressait sur son cœur la coupe qu’elle avait emportée prestement l’après-midi même pour faire boire Jésus. Elle n’avait pas pu l’approcher, mais quand après sa mort, le centurion Longinus avait transpercé le flanc de Jésus pour s’assurer de sa mort, elle avait recueilli dans la coupe une partie du sang et de l’eau qui s’échappaient de la plaie. Pour ressusciter, Jésus devait avoir un corps complet et les humeurs et le sang qui s’échapaient de son corps devaient être rassemblés et ensevelis avec lui.

Nicodème et Joseph d’Arimatie, vieux amis d’enfance et Grand-Prêtres, unirent leurs efforts pour ensevelir Jésus et lui donner une sépulture correcte. Il fut lavé et préparé pour recevoir l’embaumement rituel deux jours après au moment de la levée du shabbat. Jésus fut lavé, préparé et enveloppé de bandelettes. La coupe fut placée à ses pieds.

Tout avait été trop vite pour Juda, de tout ce à quoi il s’était attendu, rien ne s’était déroulé comme il faut. Il souhaitait que le Maître s’explique devant le Sanhédrin : à la place, Jésus n’avait prononcé aucune parole, il avait été traîné vers Hérode : Il n’avait pas réclamé le trône de Juda, Pilate l’avait reçu et il l’avait condamner. Il avait osé condamner le Maître ! !

Alors, l’inouï s’était produit : Jésus avait été crucifié entre deux criminels pour le motif d’accusation qu’il se disait Roi des Juifs. Il ne cessait de se répéter : « Je n’ai pas voulu cela ». Il avait jeté l’argent que lui avait donné le Sanhédrin pour avoir livré Jésus. Cet argent lui brûlait les doigts.

Il voulait que le Père Céleste le foudroie sur place mais aucun nuage à l’horizon ne présumait que la foudre puisse tomber sur lui. « Pourquoi m’as tu laissé faire ça à ton Fils ? » criait-il au bord des larmes au Père Céleste.

Ceux qui le voyait déambuler croyaient qu’il était ivre ou qu’il divaguait, mais en fait, il était ivre de tristesse et de douleur. Si ivre de douleur qu’il trébucha au sortir de la ville, tomba en arrière et se fracassa la tête sur un rocher. « Merci » fut son dernier mot. Le Père Céleste lui avait répondu.

Bien triste Seder pour la petite communauté rassemblée au cénacle. Là, tous regroupés dans le désarroi le plus complet, les disciples, les femmes et les enfants attendaient terrorisés. Qu’allait-il se passer ? Les troupes d’Hérode ou de Pilate allaient-elles venir les chercher et les jeter en prison, détruisant ainsi tout le mouvement spirituel naissant que Jésus avait initialisé ? Tous les disciples avaient peur pour leur vie et barricadèrent les portes pendant les deux jours qui suivirent. Marie et Mariamné attendaient dans la foi et la prière confiante le retour du Maître, elles ne doutaient pas que Dieu bénirait son Saint et le glorifierait, elles ne savaient simplement pas quand cela se produirait.

Le premier jour de la semaine, Mariamné, Marie-Salomé et Marie-Jacobé (la sœur de Marie) allèrent au tombeau de grand matin. La pierre du tombeau était enlevée quand les trois femmes arrivèrent. Elles virent un ange qui les avertit qu’elles ne devaient pas être effrayées et que Jésus n’était plus là mais qu’il était ressuscité. Cette nouvelle suffit à Marie-Salomé et Marie-Jacobé qui éperdues de joie coururent en avertir les disciples.

Mais Mariamné, bouleversée par tant de chagrin et l’annonce d’une si grande nouvelle s’agenouilla et se mit pleurer. Ainsi, le Saint de Dieu n’attendrait pas dans la tombela Résurrectiondes morts pour revenir avec eux à la vie, il était déjà ressuscité, le troisième jour après sa mort ? ! Tout cela était si subit ? 

Plongée dans ses pensées, elle senti le bruissement d’une tunique auprès d’elle et comprenant qu’elle n’était pas seule dit à la personne qui était à ses côtés : « Si c’est toi qui l’a pris, dis-moi où tu l’as mis, je viendrai le reprendre ».

Farouche, elle leva les yeux d’un air de défi et fut subitement éblouie par un halo de lumière :

- « Mariamné » dit la voix du celui qui était à côté d’elle.

- « Rabbouni », s’écria-t-elle dans un accès de joie reconnaissante.

Elle s’élança et étreignit les pieds divins de Jésus percés par les clous de la croix, son mari était revenu à la vie. Quelle joie !

- « Ne me retiens pas, je ne suis pas encore retourné vers le Père » éclata de rire Jésus, les yeux pétillants d’amour pour son épouse bien-aimée.

Mariamné comprit vite qu’il n’était pas revenu que pour elle, il avait une mission à accomplir pour ses frères auprès du Père.

Son chagrin lui fut enlevé de suite et c’est en apôtre du Seigneur Ressuscité qu’elle quitta le jardin de la tombe. Il n’était plus là, il était bien ressuscité. Son cœur battait au comble de la joie. Quand elle en parla à ses frères les disciples, ils ne purent croire à « cette folie ». 

Marie, elle, s’agenouilla et, de gratitude envers l’extrême bonté du Père, fit une longue prière d’action de grâce. Le soir suivant, Jésus apparut aux apôtres rassemblés au Cénacle. Il leur montra ses mains, ses pieds, son côté transpercé et tous se réjouirent reconnaissant en lui leur Seigneur Ressuscité. Ils ne s’excusèrent pas auprès des femmes de ne pas les avoir crues. Mais le contraire les eut étonnées !

« Mes amis, nous allons préparer le Royaume et annoncer à toute la terre que la mort est vaincue et que le Salut est entré dans le Monde » déclara Jésus avec force et toute l’affection de son cœur. Alors, commencèrent 40 jours glorieux durant lesquels les apôtres bannirent toute crainte.

Durant cette période naquit bébé Yeshuah-Joseph (Joseph voulant dire « cadet ». Jésus fit la cérémonie du nom pour son fils, rendant grâce au Père de lui avoir permis d’être là pour cette grande et ultime joie familiale.